Hier nuit, 23h, je me suis endormie, fourbue, au bout d’une quinzaine de sms avec …euh…bon ça n’a pas d’importance.
Donc je me suis endormie je ne sais pas combien de temps…. J’ai fait ma nouba dans le monde astral puis le jour s’est levé.
Et moi aussi. Enfin, j’ai essayé, et je me suis sentie lourde. Mais lourde ! j’ai râlé un coup (j'adore râler) puis je me suis assise sur le bord du lit ; un léger mal de crâne m’a fait prendre la tête entre les mains et là, stupeur !! je vois mes pieds.
Je vous concède que voir ses pieds n'a rien de stupéfiant, ce qui me scotche, c’est de constater qu’ils sont grands, masculins, et qu’ils ne sont pas du tout à moi !!
Je me frotte les yeux (meurs, hallucination, meurs) et je regarde à nouveau: HORREUR ! mais qu’est ce que c’est que ces pieds ? c’est pas les miens ! en plus ils sont pas beau, nom de Dieu mais qu’est que cette farce ??
Nerveusement et avec une appréhension qu’on peut deviner, je regarde mes mains et je manque de m’évanouir : de grandes mains poilues (naaaan, pitié, jveux me réveiller 'tain, qu'est ce que j'ai bu hier soir?) Je veux crier et là, tout se gâte : une voix chargée de testostérone sort de ma gorge.
C’en est trop ! je fonce à la salle de bain en titubant et renversant tout sur mon passage (je flotte dans ma peau je suis mal à l’aise, je flotte vraiment), et là, plus besoin de me hisser sur la pointe des pieds pour voir mon reflet : je dois me baisser ! ( maman…help ! la maison à rétréci ou quoi ? Jveux me réveiller, jveux pas être en retard au boulot). Ce que j’ai vu, c’était pas moi. Je le connais pas moi, ce type qui me regarde avec de grands yeux ahuris ! qu’est ce qu’il fait chez moi ? Enfin, qu’est ce que je fais chez…dans...et MERDE !! c’est qui ce type ! je suis une fille, pas un mec ! pourquoi aujourd’hui je suis celui là, c’est quoi ce délire ?
« d’où tu sors » je lui demande, blazée
La glace me renvoie mon-son expression superhébétée et c'est sa grosse voix qui a posé la question (ouiiinn ma jolie voix, elle est où?)
« tu es qui, tu fous quoi ici, pourquoi ce matin je suis toi ? »
Le cuistre se contente d’exprimer mes questions de sa grosse voix.
Là, je suis dans de beaux draps!
Je retourne m’asseoir comme je peux – ce corps ! ce corps ! il est lourd à déplacer…je suis battue ( mieux qu’abattue)
Brusquement prise de panique je me lève et me secoue dans tous les sens en espérant me débarrasser du lourdaud « MAIS- TU- VAS -FICHE- LE- CAMPS-OUI ??
Rien à faire. Je retombe sans force sur mon lit. Me voilà prisonière d’un corps qui n’est pas à moi. Il me semble qu’un échange s’est opéré mais je me demande bien comment et à quel moment…
Et le mien de corps, où donc est-il ? ‘tain, si ce type dont j’ai hérité se retrouve enfermée dans mon corps à moi…*gniark gniark* lui qui a ses habitudes dans son 1.95.m, bonjour l’étroitesse avec mon 1.62m !
Bon sang, j’avais presqu’oublié l’heure.Là je panique pour de vrai, parce que je me rends compte que ça va pas être de la tarte avec cette situation biscornue. Faut que j’aille au service…mais..je vais pas y aller dans cet état ! Mon Dieu ! Mon fils qui ne reconnaîtra pas sa maman ( 2 papas, ça va être gai.. ou gay..hin hin)
Ah mince, elle promet cette journée…j’imagine la tête de la bonne quand je vais faire de "sa" grosse voix « salut Hélène ! qu’est ce qu’on mange aujourd’hui.. » Rraa la la quelle galère mais quelle galère ! je n’ai aucun vêtement à la taille de ce colosse ; je n’ai même pas de vêtements masculins sauf ceux de mon bébé de 16mois)
Allez, faut faire quelque chose. J’ai bien un pantalon trop large pour moi – enfin pour la « moi » d’avant ( je m’y ferai pas je m’y ferai pas) et un tee-shirt XXL..il est question d’avertir mon collègue qui loge à côté de moi de ce qui m’arrive et trouver une solution.
Il faut déjà que je me trouve un prénom masculin...(pft kecékon!) Allez on va dire Firenz.
Vui je sais que c'est bizarre..mais tout est très bizarre depuis ce matin alors...
LA SUITE BIENTOT…enfin je l’espère